– « Mon métier à moi ? Et bien c’est assez évident non ? Je suis éleveur d’araignées pardi ! Et cette étable est ma plus grande fierté ! Regardez-moi ces petite bête poilues, elles sont pas mignonnes ? Vous approchez pas trop de Berta là par contre, elle aime bien les gens, mais surement un peu trop à votre gout ! »
Bernard riait aux éclat, fier de pouvoir enfin présenter au journal local l’affaire dans laquelle il avait plongé il y a de ça des années.
– « Vous savez, les gens ont souvent peur de ces bestioles, même les petites qui sont pas plus grande que ma main mais quand on les connait, on se rend compte qu’elles n’ont rien de ce que les nigauds leur trouvent ! Monter un gros lézard qui vomit de l’acide ne gêne personne, mais une bête toute douce à huit pattes si ? Je ne comprendrai jamais les gens. »
Le vieil éleveur fit une pause dans ses explications, fixant le vide dans la direction de l’un de ces animaux. Ce dernier semblait avoir une patte abimée, plus courte que les autres, et quelques yeux barré de cicatrices.
– « Mais bon, ce n’est pas le cas de tout le monde bien sûr ! Vous par exemple, vous êtes là parce que ça vous intéresse n’est-ce pas ? Tenez, venez par-là, regardez ! Avec Gérard, le forgeron d’à côté, on s’est lancé dans un projet d’armures pour araignée ! Elles se blessaient souvent quand elles partaient avec les aventuriers, les voir revenir toutes amochées devenait trop dur pour mon vieux cœur, alors on leur a fabriqué ça ! »
Un harnais complexe soutenant différentes plaques de métal pendait au mur d’un des box à arachnide. Les bouts d’armures étaient gravés de dessins personnalisé en fonction de la monture. On pouvait y voir, entre autre, son nom, ses aliments préférés et une représentation enfantine de l’animal.
– « Ce qui m’a donné envie de faire ce métier ? C’est plutôt lui qui m’a choisi ! Une nuit, je devais pas être plus haut qu’un nain, j’ai été réveillé par un bruit venant de ma porte d’entrée. Alors ni une ni deux, je suis allé voir, et c’est là que j’ai trouvé une mère blessée et ses petits, ils me fixaient de leurs huit yeux ronds, remplis de peur. Je les ai nourri, soigné et au fur et à mesure, ils sont devenus des membres de ma famille ! Depuis, je les élève ici et leur permet de partir à l’aventure avec d’autres gens pour qu’elles s’ouvrent au monde ! Je ne pourrais pas rêver mieux comme vie. »
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Pour ce texte et les autres intitulés « thème : … » qui paraitront, le but a été de prendre une liste de mots et de s’en servir pour écrire des petites nouvelles, l’exercice permettant de s’imposer une règle pour développer la créativité et sortir de sa zone de confort.