C’est durant l’une des chaudes après-midi d’été qu’elle apparut, se promenant sur un sentier entouré de champs de blé.
Ses petites sandales marquaient peu la terre. Sa longue robe blanche formait des vagues de tissus bougeant au gré du vent et semblait se mêler aux nuages. Une ceinture tressée glissait autour de sa taille.
Ses cheveux battaient sous la brise au rythme de sa robe. Ses mèches aux mêmes couleurs que les blés avait du mal à rester en place mais ne cachait pas son visage. Elle avait de grands yeux reflétant le ciel, un nez fin, légèrement retroussé, des joues colorées d’un rose crépuscule, le tout saupoudré de tâches de rousseurs s’accrochant sous ses yeux.
Sa présence embrasait la glace de mes émotions, comblait chez moi ce qui avait toujours été vide. Elle était la réponse à tous mes maux, la source de tout mon bonheur.
Elle était une tâche blanche sur une toile jaune et bleue, une apparition irréelle causé par mon vide amoureux.
Et elle disparut dans les volutes estivale, ne laissant derrière elle que le bruissement des céréales.